Fiche complète
| Caractéristique | Détail |
|---|---|
| Taille | 54 à 57 cm (femelle) / 56 à 62 cm (mâle) |
| Poids adulte | 25 à 36 kg |
| Espérance de vie | 10 à 12 ans |
| Caractère | Joyeux, sociable, gourmand, énergique, obéissant |
| Niveau d'énergie | Très élevé (2h minimum/jour) |
| Entretien du pelage | Facile (brossage hebdomadaire suffit, mais mue abondante) |
| Prix d'achat (éleveur) | 900 à 2000 euros |
Santé et prédispositions
Comme toute race, le Labrador Retriever présente des prédispositions génétiques à certaines pathologies. Les connaître permet d'anticiper les soins et de choisir une assurance animale adaptée.
- Dysplasie de la hanche : problème majeur de la race, dépistage indispensable
- Obésité : le Labrador est la race la plus concernée en France, liée à une mutation génétique du gène POMC réduisant la sensation de satiété
- Myopathie du Labrador (rare)
- Problèmes oculaires héréditaires (atrophie progressive de la rétine)
- Épilepsie
Chez le Labrador, exigez les résultats des dépistages de dysplasie (hanches et coudes) et des tests oculaires des deux parents avant d'acheter. L'Ordre National des Vétérinaires recommandé de visiter l'élevage et de voir la mère avec les chiots.
Santé et prédispositions
Le Labrador cumule deux enjeux majeurs, l'un articulaire, l'autre alimentaire. La dysplasie de la hanche et du coude est la prédisposition emblématique de la race : n'achetez jamais un chiot dont les deux parents ne disposent pas de radiographies officielles avec des résultats corrects. Cette précaution, combinée à une croissance maîtrisée (jamais de suralimentation ni d'exercice intensif avant la fin de la croissance, pas de sauts répétés, pas d'escaliers en excès chez le chiot), réduit considérablement le risque.
Le second enjeu est le surpoids, et la science a récemment éclairé ce qui n'était qu'une réputation : une mutation du gène POMC, très fréquente chez le Labrador, perturbe la sensation de satiété. Autrement dit, votre Labrador a réellement plus faim que les autres chiens, ce qui explique cette voracité légendaire et fait de lui l'une des races les plus touchées par l'obésité, avec toutes ses conséquences articulaires et métaboliques. La réponse n'est pas la sévérité mais la méthode : ration pesée quotidiennement, friandises décomptées de la ration, gamelle anti-glouton, et jamais de libre-service. Complétez par le test génétique de la myopathie d'effort (EIC) et le dépistage oculaire (atrophie rétinienne) chez les reproducteurs. Chez le senior, surveillez la paralysie laryngée, qui se manifeste par une respiration bruyante et un aboiement voilé.
Le sujet de l'obésité chez le Labrador mérite d'être abordé sans détour. Une étude publiée dans Cell Metabolism en 2016 a identifié une mutation génétique du gène POMC chez environ 25% des Labradors, qui leur fait ressentir une faim permanente indépendamment de leur niveau de nourrissage. Ce n'est pas une question de gourmandise ou de mauvaise éducation : c'est biologique. La conséquence pratique est que la quantité de nourriture doit être strictement contrôlée, les friandises comptées dans la ration totale, et la balance utilisée régulièrement. Un Labrador en surpoids n'est pas un Labrador heureux.