Illustration : Race Spitz Nain (Poméranien) : caractère, santé et tout savoir
Boule de poils miniature à la frimousse de renard, le Spitz Nain concentre dans ses deux kilos une personnalité énorme : vif, courageux, débordant de vie. Star des réseaux sociaux, ce chien-jouet est un vrai chien avec un vrai tempérament, qui demande éducation et entretien. Ne vous fiez pas à son air de peluche.
1,5-3,5kgpoids adulte
12-16ansespérance de vie
Modéré pourniveau d'activité
1200-2500€prix en élevage

Le plus petit des Spitz

Le Spitz Nain, ou Poméranien, est la version miniaturisée des Spitz nordiques, dont il a gardé la double fourrure spectaculaire, la queue enroulée sur le dos et le museau pointu de renard. Sous cette apparence de peluche vit un tempérament de vrai Spitz : vif, alerte, courageux jusqu'à l'inconscience, très attaché à son maître et doté d'un fort instinct d'alarme.

Intelligent et joueur, il apprend vite et adore interagir. Mais comme tous les tout petits chiens, il est un candidat classique au syndrome du petit chien : porté en permanence, jamais éduqué, il devient un tyran aboyeur. Or le Spitz a une vraie tendance à l'aboiement, qu'il faut canaliser tôt sous peine de vocalises incessantes, particulièrement problématiques en appartement et en voisinage proche.

Son pelage magnifique est un engagement : la double fourrure demande un brossage plusieurs fois par semaine pour éviter les nœuds du sous-poil. Attention, ne le tondez jamais ras : la tonte peut endommager durablement le pelage du Spitz (syndrome de l'alopécie post-tonte), qui parfois ne repousse pas correctement.

Fiche complète

CaractéristiqueDétail
Taille18 à 24 cm
Poids adulte1,5 à 3,5 kg
Espérance de vie12 à 16 ans
CaractèreVif, courageux, alerte, joueur, aboyeur, attaché
Niveau d'énergieModéré pour sa taille (30-45 min/jour + jeux)
Entretien du pelageExigeant (brossage plusieurs fois/semaine)
Prix d'achat (éleveur)1200 à 2500 euros

Santé et prédispositions

Le Spitz Nain partage les fragilités des races miniatures. La luxation de la rotule est fréquente, ainsi que le collapsus trachéal (harnais impératif, jamais de collier) et les problèmes dentaires précoces qui imposent brossage et détartrages. Sa petite taille expose à l'hypoglycémie chez le chiot et aux traumatismes (chutes, gestes brusques).

Deux prédispositions plus spécifiques : la maladie de la trachée et surtout l'alopécie X (dite « maladie du pelage noir » ou syndrome de perte de poils), un trouble esthétique de la fourrure, ainsi qu'une fragilité de la fontanelle chez certains sujets. Comme pour tous les mini-formats, méfiez-vous des sujets « tea cup » ultra-miniaturisés, qui cumulent les problèmes. Un Spitz dans le standard, chez un éleveur testant les rotules, est bien plus solide.

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Notre analyse

Le Spitz Nain est l'exemple parfait du chien victime de sa propre photogénie. Son explosion sur les réseaux sociaux, boostée par les toilettages « boule » ultra-mignons, a fait de lui un objet de désir impulsif, avec les dérives que ça implique : miniaturisation à outrance, achats coups de cœur, éducation négligée. Notre position rejoint celle qu'on tient pour tous les mini-chiens, avec deux insistances propres au Spitz. Premièrement, l'aboiement : cette race parle, beaucoup, et si vous ne canalisez pas cette tendance dès le chiot, vous et vos voisins le paierez cher. Le Spitz silencieux n'existe pas, mais le Spitz raisonnablement bavard, oui, à condition de l'éduquer sérieusement. Deuxièmement, le pelage : cette fourrure de rêve est un contrat d'entretien à vie, et surtout, ne cédez JAMAIS à la tentation de le tondre ras pour l'été, sous peine d'abîmer définitivement son poil. Un brossage régulier suffit à le maintenir frais. Enfin, le refrain habituel mais vital : fuyez les « tea cup » et les élevages qui vendent du toujours plus petit, choisissez un chiot dans le standard chez un éleveur qui teste les rotules. Bien choisi et bien éduqué, le Spitz est un compagnon vif, drôle et fidèle pour quinze ans. Mal choisi et gâté-pourri, c'est une boule d'aboiements fragile.

Questions fréquentes sur le Spitz Nain

Oui, c'est une réelle tendance de la race, liée à son fort instinct d'alarme. Sans éducation dès le plus jeune âge, cela peut devenir des aboiements incessants, problématiques en appartement. Un Spitz bien éduqué reste vigilant mais gérable : la canalisation précoce de l'aboiement est essentielle.
Non, il ne faut jamais le tondre ras : cela peut endommager durablement sa double fourrure, qui parfois ne repousse pas correctement (alopécie post-tonte). Un brossage régulier suffit à le garder frais, même en été. Le pelage du Spitz l'isole aussi de la chaleur.
Sa très petite taille impose des précautions (chutes, jeunes enfants) et il a des prédispositions : rotules, trachée, dents. Bien suivi et choisi dans le standard, c'est néanmoins un chien qui vit longtemps, 12 à 16 ans. Évitez les sujets « tea cup » ultra-miniaturisés, plus fragiles.
Sa double fourrure demande un brossage plusieurs fois par semaine, quotidien en période de mue, pour éviter les nœuds du sous-poil. C'est un engagement régulier. En revanche, ne le tondez pas : contentez-vous d'un entretien au peigne et à la brosse.
Oui pour sa taille et son besoin d'exercice modéré, mais à condition de maîtriser son aboiement, sinon le voisinage en pâtira. Un Spitz éduqué à ne pas aboyer excessivement est un bon chien d'appartement, affectueux et joueur, adapté à la vie urbaine.